La poterie cuite à la soude est réputée pour sa diversité et son caractère unique. Chaque pièce présente des marques et des couleurs différentes, selon son emplacement dans le four et la quantité de soude reçue. Parmi les caractéristiques communes, on trouve des effets de scintillement, des marques de bourre et des variations de texture. La glaçure peut être lisse ou rugueuse, avec souvent une qualité tactile très prisée des collectionneurs et des artistes.
Historiquement, la cuisson au bicarbonate de soude trouve ses racines dans les techniques de cuisson au sel utilisées en Europe dès le XVe siècle. Elle a cependant été adaptée et popularisée aux États-Unis au cours du XXe siècle. Les céramistes modernes apprécient la cuisson au bicarbonate de soude pour sa spontanéité et le caractère fortuit des résultats, qui contrastent avec les résultats plus prévisibles des méthodes d'émaillage traditionnelles.
Les avantages de la cuisson à la soude sont une esthétique unique, une polyvalence et une expressivité exceptionnelles. Chaque pièce est unique, avec une apparence distincte et organique. Cette technique peut être appliquée à différents types d'argiles et de formes, permettant aux artistes d'expérimenter et d'exprimer leur créativité. Cependant, elle présente également des difficultés. Les résultats peuvent être inégaux, ce qui rend difficile l'obtention de résultats précis. Les vapeurs de soude peuvent être corrosives et user le four et les autres équipements. Le procédé est également exigeant en main-d'œuvre, nécessitant une préparation, une surveillance et un nettoyage post-cuisson minutieux.
En conclusion, la cuisson au bicarbonate de soude demeure une technique populaire auprès des céramistes, qui apprécient ce procédé pour sa capacité à produire des surfaces d'une beauté et d'un toucher uniques. Elle allie méthodes anciennes et sensibilités artistiques modernes, ce qui en fait un aspect important et évolutif de l'art céramique.
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